Quelles innovations technologiques pour les pompes à chaleur ?

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Quelles innovations technologiques pour les pompes à chaleur ?

revolution pacHybridations, couplages, faibles puissances ou hautes températures… quelles sont les évolutions qui vont marquer le secteur des pompes à chaleur dans les prochaines années ? Tour d’horizon avec François Durier, directeur du Développement et des partenariats au Cetiat.

Afin de s’adapter et de répondre aux nouvelles attentes du marché, les industriels des pompes à chaleur (PAC) explorent de nombreuses pistes technologiques. François Durier, directeur du Développement et des partenariats au Centre technique des industries aérauliques et thermiques (Cetiat), expose : “Il y a, par exemple, de nouveaux usages qui nécessitent des machines de faible puissance ou des hautes températures, ou encore une adaptation aux réseaux de chaleur. Puis il y a des associations de fonctions : on demande maintenant aux pompes à chaleur de produire du chauffage, de l’eau chaude sanitaire ou du rafraîchissement“. En plus des PAC hybrides (encore rares du fait de leur prix) et des couplages avec d’autres sources renouvelables, les machines doivent désormais devenir communicantes avec le reste de l’installation dans l’habitat et avec des réseaux électriques intelligents. Mais également avec les professionnels du diagnostic et avec les utilisateurs finaux, non spécialistes, qui utilisent leurs smartphones ou leurs tablettes comme interfaces de pilotage domotique pour assurer leur confort. “Voilà les moteurs de l’innovation pour les PAC !“, assure le spécialiste du Cetiat.

Tout changer dans les PAC : cycles, fluides et composants

Pour parvenir à répondre à toutes ces demandes, les futures pompes à chaleur intégreront de nouveaux fluides frigorigènes, comme l’ammoniac, le CO2 ou le propane. Mais ces produits “naturels” présentent quelques inconvénients : le gaz carbonique, par exemple, présenterait des difficultés d’adaptation des installations. Les hydrocarbures, déjà employés pour du froid commercial ou de l’électroménager, accroîtraient le risque incendie. Les “HFO” (hydrofluoro-oléfines) auraient, quant à elles, l’avantage d’être dissipables dans l’atmosphère, contrairement aux HFC, auparavant employés mais qui contribuent à l’effet de serre. Des mélanges entre différents fluides seraient également étudiés par les industriels mais ils induiraient un nombre de formules à gérer par les installateurs et personnels de maintenance considéré comme trop élevé

 

 

 

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